Edouard André

Protestantisme

Edouard André

  • ISBN : 978-2-917743-56-0
  • 350 pages
  • 14 x 21 cm
  • 23.00 €

Virginie Monnier

Broché

Cahier central couleur

De la banque au musée Jacquemart-André

Édouard André, aidé de sa femme Nélie Jacquemart, fait de son hôtel particulier un lieu d’exposition de ses collections, qu’il constitue à partir du milieu du XIXe siècle. Il dispose de moyens considérables hérités de sa famille, l’une des principales fortunes d’Europe. Cet hôtel est désormais l’un des plus beaux musées de France, le musée Jacquemart-André. L’historienne Virginie Monnier nous entraîne dans l’épopée de cette famille et dans l’histoire de son dernier héritier.

Les André, originaires de Nîmes, négociants tôt convertis à la Réforme, étendent leur « maison » dès le XVIIe siècle, à Genève et Gênes (s’ouvrant ainsi au commerce avec le Moyen Orient et l’Amérique du Sud), puis à Paris et Londres. À compter du XVIIIe siècle, ils deviennent une banque renommée, qui, à son apogée au XIXe siècle, est partie prenante à la création de la Banque de France et grand financeur de l’État français, au même titre que Jacques Lafitte ou les Rothschild. Aux côtés des Mallet, Hottinguer, Delessert, entre autres, elle représente longtemps la banque protestante.

Édouard André, souvent raillé par ses contemporains, fut non seulement un grand collectionneur mais aussi un précurseur : il associa la peinture (Botticelli, Rembrandt, Greuze, Fragonard…), la sculpture, le mobilier et les objets d’art dans une présentation alors très novatrice. À partir d’archives familiales inédites, Virginie Monnier nous fait partager les goûts, les ambitions et l’aventure de ce dandy qui fut le propriétaire désintéressé de la Gazette des Beaux-Arts, fonda l’École libre des Sciences politiques et poursuivit avec fidélité la tradition philanthropique des siens.




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